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VITRINE H

1. Partie de terrine

Terre cuite grossière, XVIIe siècle. Probablement fabriquée sur place avec l’argile disponible. Seuls le fond et le début de la paroi ont été retrouvés. 

Il était nécessaire de couvrir de glaçure l’intérieur du récipient pour l’imperméabiliser et en faciliter le nettoyage après utilisation. La terrine servait, entre autres, à faire reposer le lait pour l’écrémage.

AR-1999-159

2. Partie de terrine

Terre cuite grossière, XVIIe siècle. Ces fragments proviennent d’une terrine de grand format. Ses parois sont épaisses et couvertes imparfaitement d’une glaçure mince. AR-1999-160


3. Fragment de terrine

Terre cuite grossière, XVIIe siècle. Cette terrine a été fabriquée en France, probablement dans la région de Saintonge.


Pour préparer les aliments, séparer la crème du lait ou faire des mélanges, le récipient idéal avant le XXe siècle était incontestablement la terrine. On retrouvait des terrines sur les tablettes, sur les tables et même sur le sol. Il s’agit, mis à part la grosse marmite de métal, de l’un des plus volumineux ustensiles de cuisine des XVIIe et XVIIIe siècles. AR-1998-161


4. Terrine

Terre cuite grossière, façon Saintonge. Grand format provenant de la maison Paradis, Place Royale à Québec.


Collection archéologique du ministère de la Culture et des Communications du Québec IQ2153-IL6-1623


5. Pot à cuire

Terre cuite commune. Grand format provenant de la maison Paradis, Place Royale à Québec.

Au quotidien, le pot à cuire servait surtout à réchauffer ou à cuire les aliments. On le plaçait au-dessus ou directement sur des braises. Le pot à cuire pouvait également servir à la conservation des aliments. On recouvrait alors l’embouchure de cire et de retailles de tissu.


Collection archéologique du ministère de la Culture et des Communications du Québec IQ2153-IA6-1643


6. Fragment de pot à cuire tripode

Terre cuite grossière, XVIIIe siècle. AR-2000-148


7. Fragment de pot à cuire

Terre cuite grossière, XVIIe siècle. Origine française. Pour la cuisson ou la conservation des aliments. Ce fragment présente, sur sa surface extérieure, des traces de suie causées par la cuisson. Ce fragment a sans doute appartenu à un pot semblable à celui montré au nº 5. AR-1998-163


8. Fragment

Grès français, XVIIe siècle. Il provient peut-être d’un pot à beurre. AR-1998-162


9. Fragment de contenant

Faïence blanche anglaise, XVIIe siècle. Fond plat. AR-2000-268

10. Fragment de contenant

Faïence blanche hollandaise, XVIIe siècle. Probablement le début de la panse et du col d’un vase fermé.

AR-2000-269

11. Os de tourte (6)

Os d’une aile. La tourte, aujourd’hui disparue, était un pigeon de forte taille. Les fouilles archéologiques ont révélé que cet oiseau et l’anguille constituaient la principale nourriture des coureurs des bois et des voyageurs qui s’arrêtaient à la Maison LeBer-LeMoyne au XVIIe siècle. AR-1999-413-1.6

12. Os de boeuf (3)

Partie du crâne d’un bœuf. La présence de ces fragments, trouvés parmi les os de divers animaux (oiseaux, poissons du fleuve, porc, canard sauvage), permet de déduire qu’on pratiquait l’élevage des boeufs dans les pâturages de Lachine au XVIIe siècle. Une analyse a démontré que des parties de ce bœuf ont été cuites dans le pot à cuire. De plus, la cavité visible sur le crâne suggère que ce bœuf a été mis sous le joug pour défricher la terre.

AR-1998-164

13. Os d’anguille (21)

Placés selon différents angles. Cette anguille devait mesurer environ 90 cm de long et fut probablement pêchée dans le lac Saint-Louis. Pendant le régime français, elle était une des nourritures les plus appréciées. Les anguilles pêchées ici étaient d’ailleurs jugées meilleures et plus grosses que celles de France. AR-1999-414-1.21

14. Bec-de-corbeau

Lampe en fer, de forme allongée, dont les hauts rebords se resserrent à une extrémité pour enserrer la mèche. Ce luminaire, dans lequel brûlait un gras organique, était pendu à un crochet de main de forge permettant de le ficher à différents endroits, de le suspendre à une solive ou, plus souvent, à la cheminée. Le bec-de-corbeau peut être en fer, en cuivre ou même en étain.

Don anonyme RC-1974-L44-19

15. Batte-feu

Ce type de briquet en fer était d’usage courant aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il était frappé contre une pierre de silex. Le frottement rapide et répété produisait des étincelles qui embrasaient un morceau d’amadou* ou d’étoupe** qu’on déposait dans le fourneau d’une pipe ou, pour allumer un feu, sur des herbes sèches auxquelles on ajoutait graduellement des morceaux de bois.

*L’amadou est une substance spongieuse provenant de l’amadouvier, un champignon des arbres feuillus et des bois morts. Cette matière devient très inflammable une fois coupée, étirée et séchée.

**L’étoupe est un résidu de chanvre travaillé dans les corderies ou provenant de vieux cordages.

Don anonyme RC-1980-L43-25


16. Pierre à fusil utilisée en pierre à feu

Silex, XVIIe siècle. AR-1999-025

17. Pot de chambre

Grès rhénan.

Collection archéologique du ministère de la Culture et des Communications du Québec 132QU 6B4-141 ou 132QU VIIB4 139

18. Fragment de pot de chambre

Grès rhénan, XVIIe siècle. Décor partiel rehaussé de bleu de cobalt. Ce tesson provient d’un pot de chambre similaire à celui montré au nº 17. Au XVIIe siècle, l’hygiène et l’intimité n’avaient pas la même importance qu’aujourd’hui. Le pot de chambre était placé sous le lit et était vidé tous les jours à l’extérieur, le plus souvent dans les latrines creusées dans la cour. AR-1998-165